Catamaran Lagoon 40 : un cata confortable et agréable à barrer

Cata Lagoon 40 au mouillage

Le catamaran Lagoon 40 arrivera dans notre flotte en février 2023. Nous partageons avec vous notre enthousiasme lors de l’essai de ce bateau. Habitable, confortable mais aussi agréable à manier, le Lagoon 40 est une réussite !

Si vous souhaitez vous faire une idée par vous-même de ce bateau, n’hésitez pas à vous inscrire sur l’un de nos stages ou croisières en Lagoon 40 organisés par vogweek.com. Si vous recherchez simplement une formation en catamaran, n’oubliez pas que c’est aussi notre spécialité.

Origines du Lagoon 40

La tâche qui incombait au catamaran Lagoon 40, lors de son lancement en 2017 n’était pas de tout repos…C’est que ce bateau descendait en droite ligne du Lagoon 400, lui-même descendant du bestseller Lagoon, le Lagoon 380 et ses 800 exemplaires vendus…

Le Lagoon 40 dans une allure portante

Catamaran Lagoon 40 : design extérieur 

Quand on aperçoit ce catamaran de 40 pieds, 11,74 mètres de longueur, pour la première fois, on lui trouve un bon look. C’est du moins mon avis personnel ! J’aime bien ces étraves droites qu’il tient du 50, avec ce petit chanfrein sur les pointes et ce décaissé qui court le long des bordés.

Dénué qu’il est de flybridge, j’aime son mât reculé vers l’arrière (presque au niveau de la cloison de nacelle) son grand génois et sa casquette qui me rappelle d’ailleurs la façon dont je porte la mienne quand je barre un voilier !

Le catamaran Lagoon 40 vue de 3/4 arrière

Cata Lagoon 40 : la visite du pont

On accède à bord par les coquerons arrière, dont deux marches conduisent au cockpit. Un cockpit articulé autour d’une grande table et dont les coffres sont volumineux sans compter parmi les plus profonds de sa catégorie. 

Passons à l’avant par bâbord en empruntant aussi deux petites marches, on se tient facilement à la casquette et les passavants sont bien larges. Arrivé devant, les coussins juste en arrière des trampolines font des bains de soleil agréables, mais il ne faudra pas les laisser là en navigation ! Sur l’avant du roof, une petite échelle repliable, un peu du genre de celles servant à se mettre à l’eau sert à accéder au roof et à la grand-voile. Avec mes 120 kg, quand c’est sec comme aujourd’hui ça va, mais difficile d’imaginer monter par là en navigation, à fortiori humide, nulle part ou se tenir, bref, on ne peut pas être parfait partout !

Trampoline, bain de soleil et échelle de pied de mat

La baille à mouillage est très profonde et, côté voile d’avant, le chantier à conservé en standard le principe d’un rail autovireur tout en augmentant considérablement la surface du génois sur enrouleur. Plus puissant et plus facile à manier !

De retour à l’arrière par tribord on arrive au poste de barre.
Équipé d’une banquette double, la visibilité est très bonne, pour moi du moins (1,92 m).

La barre à roue tombe sous la main quand on est installé sur la banquette double. Les commandes de GV et de foc sont tout près. Le foc est auto-vireur, c’est plutôt pratique car sur cette taille de bateau, les vacances en famille s’apparentent à des navigations en solitaire pour le skipper ! L’option de commande du guindeau avec compteur de chaîne est tout à fait adaptée à ces navigations.

Barre à roue et poste de pilotage du catamaran Lagoon 40

Seules demeurent en arrière les commandes de gennaker ou le code zéro, des voiles de portant qui ont leur place à bord de ces bateaux.

Lagoon 40 intérieur

La nacelle comporte un carré en U dont les assises principales sont dos à la mer. Vue dégagée, lumière et les petits ouvrants des vitrages avant permettent de passer les rafraîchissements aux amateurs de bronzage à l’avant. Pratique !

A tribord, on trouve la table à carte et la cuisine. La finition sombre des meubles ne parvient pas à ôter la luminosité de cet espace tant les vitrages verticaux laissent entrer la lumière. Il pourrait y avoir un hublot de roof, pour les chaudes soirées antillaises ou pour quand on cuisine en navigation.

La version essayée comporte quatre cabines, deux par coque, chacune accompagnée de sa salle de bains. Les hauteurs sous barrots sont parfaites et les vues mer omniprésentes. 

Mention spéciale pour la cuisine dont la fenêtre coulissante donne l’impression, lorsque la baie coulissante est ouverte, de disposer d’une cuisine extérieure.

Lagoon 40 : Un poids contenu

Si le Lagoon 40 n’est pas un poids léger, il a su éviter la prise de poids au point de perdre 800 kg par rapport à son prédécesseur. A moins de 11 tonnes, sur le papier, c’est un voilier qui devrait marcher.
Celui que j’essaie aujourd’hui est doté d’une grand-voile à corne (option) ainsi que d’un grand foc autovireur.

Il fait beau, début octobre à Saint-Mandrier, il a 15 nœuds de vent et un tout petit clapot.

Quelle journée magnifique pour foncer sur Porquerolles, y déjeuner et revenir ?

Cata Lagoon 40 : Un cata manœuvrant

Je démarre les moteurs dont l’isolation pourrait être plus soignée, et, malgré ses 2×29 HP seulement, (45 HP en option) le bateau sort en arrière, facilement. 

Je sors avec une légère angoisse car, l’année précédente, au même endroit sur un monocoque, dépalé par le vent, j’ai raté ma sortie et fini à toucher, sans dommages, un voilier de la rangée opposée…

Rien de tout cela sur le Lagoon 40, en inversant les moteurs, il vire sur place, et c’est plutôt utile à Port Pin Rolland ou les pannes sont très serrées…

Au moteur à 6 nœuds, on ne consomme pas 4 l/heure, ce qui offre une autonomie flatteuse au bateau. Attention toutefois au réservoir d’eau standard de 300 L, qui devrait systématiquement s’adjoindre les services d’un second (option). Le gazole, ce n’est pas le tout !

Sortis du port, on croise le Charles de Gaulle à quai et on se dirige vers la sortie.

Cata Lagoon 40 : sous voile

Une fois en eaux libres, on remonte la presqu’île de Giens au bon plein avec tout dessus et là ou je m’attendais à ressentir les sensations d’un camping car, je trouve celles d’un voilier ! Évidemment, il ne s’agit pas d’un engin rapide, mais il se comporte bien, tout particulièrement au près, le vent ayant tourné, nous naviguons à 50° du vent en direction du cap des Mèdes, la pointe orientale de l’île.

Le tout petit clapot ne mouille pas, heureusement, car au poste de barre, pas de sprayhood, on est à l’ombre, mais parions qu’avec 1,5 à 2 m de creux, ça va mouiller !

En revanche, la visibilité est excellente et les manœuvres se font facilement. Le mât reculé implique une réduction de la surface de la grand-voile, au profit du foc. La grand-voile, ainsi configurée, se manie plus facilement que celle de son devancier.

Le bateau tient son cap et si on essaie de serrer le vent, on peut s’aider du moteur sous le vent à bas régime et gagner une quinzaine de degrés. Le vent tourne encore, nous revoilà au portant.

Pendant que tout le monde discute à l’intérieur, je vire, seul, de bord, puis, lancé, j’empanne, avec la bôme souquée au milieu du bateau, sans aide, comme si j’étais sur un 420 !

Je comprends l’intérêt du forc autovireur. Le bateau régit bien, pour peu qu’il conserve de l’erre. On vient me demander ce qu’il se passe et m’expliquer que Porquerolles, c’est derrière, et je réponds que je m’amuse bien mais que je vais remettre le bateau sur sa route !

C’est à ce moment qu’un camarade régatier jaillit, tout émoustillé, de la cabine, un sac en mains : hey, il y un gennak à bord !

Cata Lagoon 40 : sous gennaker

Avec un peu d’aide, on le met à poste et on l’envoie. Ses winches sont situés en arrière du poste de pilotage et le skipper à beaucoup à faire s’il est seul. Mais, avec deux bras en plus, la forte traction additionnelle déhale le bateau qui dépasse, dans 15 nœuds établis les 10 nœuds de vitesse.

Avec une voile de ce type, les sensations et le plaisir sont au rendez-vous et je souris béatement devant ce moment juste parfait, beau temps, de l’air, un beau bateau, des amis et des sensations. That’s life !

En arrivant aux abords du cap des Mèdes, je fais mine de continuer ma route, pris par la joie de naviguer à cette allure si agréable, tracté par mon gennaker, au point qu’on vient me rappeler à l’ordre, nous n’allons pas plus loin…

Dommage, on doit déjeuner à Porquerolles et non pas traverser pour Calvi!

Quel beau bateau ce Lagoon 40…

Lagoon 40 fiche technique

Lagoon 40 spécifications :

Architecte naval : VPLP DESIGN

Design extérieur : Patrick le Quément

Design intérieur : Nauta Design

Longueur hors tout : 11,74m

Largeur hors tout : 6,76m

Tirant d’eau : 1,35m

Tirant d’air : 18,42m

Surface de voile au près : 80m2

Grand voile (à corne en option) : 48m2

Foc auto vireur : 32m2

Code 0 (option) : 63m2

Capacité réservoir carburant : 2 X 200 litres

Capacité réservoir eau : 300 litres

Capacité couchage : 4 à 12 personnes

Lagoon 40 prix

Le prix de notre Lagoon 40 livré début février 2023 est de 395.000€ HT environ (avec un bon niveau d’options). Nous contacter pour plus d’information si vous souhaitez acquérir ce bateau sous contrat de gestion location avec la société VOGFLEET.

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